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vendredi 11 mars 2011

L’originalité, un terme bien flou

http://blogues.cyberpresse.ca/moncinema/siroka/2011/03/02/loriginalite-un-terme-bien-flou/

Un article publié dans la dernière édition de GQ, intitulé The Day the Movies Died, argue essentiellement que le cinéma américain court à sa perte puisqu’Hollywood se montre de plus en plus allergique aux nouvelles idées. Les producteurs ont perdu le goût du risque et veulent s’assurer de rentabiliser leur investissement en misant sur des projets «sûrs», comme des adaptations de best-sellers littéraires, de BD ou de jeux/jouets populaires, ainsi que des suites et remakes de blockbusters.

Une spirale sans fin
Un artiste original réussit à «produire quelque chose de nouveau». Mais est-ce vraiment le cas des cinéastes les plus prisés. Peut-être dans leur(s) première(s) oeuvre(s), celles qui permettent de les établir au devant de la scène cinéphilique, de leur apposer l’étiquette tant désirée d’«auteur». On loue leur vision singulière, on célèbre leur avant-gardisme. Mais par après? On a plus souvent qu’autrement droit à des variations sur les mêmes idées et thèmes, qu’ils soient d’ordre intellectuel ou esthétique. Quelques exemples :

Stanley Kubrick (la constante lutte entre l’ordre et le désordre), Lars Von Trier (la sacralisation de la souffrance), Werner Herzog (la mythologisation de l’aventure humaine), Terrence Malick (l’harmonisation de la nature des Hommes et de la Terre), Ingmar Bergman/Woody Allen (la tyrannie du doute, la rédemption par l’imaginaire), Jacques Tati/Charlie Chaplin (l’humanisme contre le conformisme), Alfred Hitchcock/David Lynch (la méfiance des apparences), etc.

Peut-on toujours stipuler que les cinéastes mentionnés ci-haut sont aussi «originaux» qu’on se le fait dire, ou doit-on se résigner au fait qu’ils refont toujours le même film? Qu’ils se transforment en leur propre marque qu’ils n’ont de cesse de recopier? Et si tel est le cas, est-ce réellement un problème?

1 commentaire:

  1. Intéressant. Il me semble cependant que la manque d'originalité dans le sens de cet article n'a aucune incidence sur "l'originalité" tel qu'envisionné dans l'arret CCH. Tous ces films "non-originals" ont quand meme nécessité un minimum de talent et de jugement.

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