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mardi 12 avril 2011

« Journée mondiale du livre et du droit d'auteur » - 26 Avril 2011

Depuis plus de deux cents ans déjà, le droit d'auteur assure aux créateurs qu'ils recevront une rémunération pour le travail qu'ils accomplissent. Il ne s'agit pas d'une récompense mais bien d'un revenu pour le temps et l'énergie qu'ils consacrent à faire fructifier leur talent et leur créativité.

Illustration : Marion Arbona

Ce n'est donc pas un bonus, ni un extra qui est payé à un créateur quand on achète son oeuvre (qu'il s'agisse d'un livre, d'un disque ou d'un film), mais bien son gagne-pain, qu'il soit riche ou pauvre.

De nos jours, il est plus facile que jamais d'apprécier les oeuvres que nous proposent les créateurs : par exemple, il suffit de quelques minutes pour télécharger un album à la maison, lire une nouvelle ou un poème diffusé sur une page Web. Mais avoir toutes ces oeuvres à portée de main ne signifie pas que le travail du créateur est plus facile.

Que son roman soit imprimé ou diffusé sur Internet, le romancier consacrera toujours des mois, des années, à l'écriture. Des mois à raturer, à chercher la phrase qui donnera au lecteur l'envie de lire la suivante, à façonner un monde dont il vous invite à partager ses fruits.

À la manière des athlètes, les écrivains s'entraînent, perfectionnent leur style, cherchent la perfection, le plus souvent en observant une sévère discipline : plusieurs se lèvent à l'aube pour écrire, d'autres se documentent méticuleusement.

À l'heure où l'explosion du monde numérique et du virtuel annonce des possibilités de création nouvelles et qui ne finiront pas sitôt de nous étonner, il est plus que jamais important de reconnaître aux auteurs l'importance de leur travail et de leur remettre la juste valeur de ce qu'ils nous apportent d'émotion, d'évasion.

C'est pourquoi, cette année, l'écrivain et le processus de création littéraire sont au coeur de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.


Pour plus d'informations, voir: http://www.jmlda.qc.ca/default.aspx?PageNo=17

1 commentaire:

  1. Belle publication. Effectivement, au-delà de la rémunération de l'auteur, je crois que le débat qui se trame derrière toutes ses discussions est le statut social qu'on accorde à l'Oeuvre. Aujourd'hui, dans bien des cas (et particulièrement pour la littérature) les oeuvres - et non plus l'Oeuvre - sont devenus des biens de consommation. Quelle est, dès lors, l'avantage pour un auteur à publier une somme comme Guerre et Paix ou Les Misérables? En fait, la mercantilisation de la littérature décourage les éditeurs de publier ce qui pourrait devenir potentiellement un chef-d'oeuvre. Trop soucieux d'assurer leurs parfois maigres profits, les éditeurs préfèreront publier plusieurs bouquins d'un même auteur, quitte à en affecter la qualité, plutôt que d'attendre "le grand roman".
    À qui la faute? Aux auteurs peu perséverant? Aux éditeurs accrochés à leurs sous? Aux lecteurs paresseux et peu exigeants? À vous de voir.

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